Conflits armés à l´Est de la RDC: Kabila doit parler
Conflits armés à l´Est de la RDC: Kabila doit parler
Nathalie Mbenga02 september 2007 – 11:50
Des milliers de civils tués et dépalcés au Congo. Depuis 1998 jusqu´à ce jour, la partie Est de la RDC est restée une zone de haute tension. Après les élections démocratiques, le gouvernement de la 3ème République est incapable d´instaurer la paix. Une action urgente est vivement souhaitée pour sauver des milliers de vies humaines.
La situation sécuritaire dégradante à l´Est de la République Démocratique du Congo est devenu insupportable. L´Etat congolais tourne en rond et passe outre pendant que des milliers de civils dans cette partie du pays se font réfugiés dans leur propre pays et plusieurs d´entr´eux meurt tous les jours, sous le regard indifférent de la Mission d´observation de l´Onu au Congo et de la communauté internationale. Durant toutes ces années de guerre, les congolais ne cessent de se poser des questions sur les vraies raisons de ces combats qui demeurent jusqu´à ces jours inconnues.
Malgré qu´il soit visé par un mandat d´arrêt international pour des crimes de guerre qu'il est accusé d'avoir commis durant l´année 2004, lors de la prise de la ville de Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, avec 4.000 hommes, le général déchu Nkunda Batware, s´est installé calmement dans les montagnes de Masisi, à Goma (Nord-Kivu) où il règne en maître absolu.
Officiellement, Nkunda justifie le déclenchement des combats dans cette partie du pays par le fait qu´il tient à protéger les communautés rwandophones (Tutsis et Hutus congolais parlant le Kinyarwanda, langue du Rwanda) qui sont menacées d'exactions (...) par l'armée gouvernementale. Nous estimons qu´au delà de cette mascarade, les raisons officieuses de cette guerre doit être révélées. Le président de la République, Joseph Kabila, durant deux jours de dérapage des soldats de Jean-pierre Bemba à Kinshasa au mois de mars dernier, a sorti tous les bataillons que compte le pays pour mettre fin aux affrontements qui ont coûté la vie à plusieurs civils. Il est incompréhensible qu´il demeure incapable de gérer des conflits armés dans la partie Est du pays qui ont longtemps duré et dont les dommages sont énormes. Des milliers de femmes sont violées sans compter les enfants mal nourris et traumatisés par la guerre et les hommes tués à bout portant. Comment serait-il insensible et incapable d´agir et de prendre des mesures qui s´imposent? Nous pensons que le temps des interrogations doit prendre fin et que les informations utiles soient divulguées afin que l´opinion soit fixée quand au comportement de Nkunda et de la mollesse du gouvernement congolais.
Denis Kalume et la table ronde
Qu´en est-il de la table ronde pour la sécurité? Le ministre de l´intérieur, au nom du gouvernement, a voulu emprunter la voie pacifique, celle du dialogue, par la tenue à Kinshasa d´une table ronde pour la sécurité dans la partie Est du pays durant laquelle la société civile devait y participer par des propositions qui devait être soumises au gouvernement pour une application. Ce, dans le but de trouver des voies et moyens de sécuriser les personnes et leurs biens. Une fois de plus, cette idée est irréalisable et le suivi utopique. Le but de tout ceci est de calmer la population et faire passer le temps d´agir.
Dernièrement, c´était le tour du ministre de la défense Chikez de proposer lors d´un point de presse à Kinshasa l´envoi des renforts dans cette partie du pays. Comme le gouvernement congolais a déjà perdu le contrôle du nord-est, Nkunda avait répliqué en affirmant que si ces renforts gouvernementaux étaient envoyés "au front", il engagerait ses troupes "une fois pour toutes", sans plus de précision.
Les promesses non tenues
Le gouvernement congolais a perdu le contrôle de la partie Est. Ni le président de la République, ni le gouvernement n´arrive à gérer la situation d´après des accords conclus. Officiellement, en janvier dernier, le général Numbi avait passé un accord avec Nkunda à Kigali (Rwanda) pour intégrer les troupes insurgées à l'armée régulière au sein de brigades "mixées", après de violents combats fin 2006 dans la région. Nkunda estime que le gouvernement n'a pas respecté ses engagement, en ne formant que cinq brigades sur les six prévues, en refusant de "mixer" le commandement de l'armée au Nord-Kivu et en retirant aux brigades mixées la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais qui sévissent dans la région. "Les accords conclus officieusement ne sont connus que des signataires". Les élections qui devaient apporter un nouvel espoir dans cette partie du pays, n´ont abouti qu´à faire couler inutilement le sang des congolais. La situation n´a jamais changé. La Monuc estime que la solution à cette guerre est politique.
En effet, Joseph kabila qui a promis la paix durant sa campagne électorale est dépassé par les événements au point de garder son silence sur ce massacre. Selon lui, la situation du pays était catastrophique avant lui et ne peut à ce jour accomplir des miracles. Cette déclaration, il l´a faite durant son dernier passage au Congo brazzaville. ce qui veut dire que l´Article 15, vécu au temps de Mobutu, est de retour. "Debrouillez-vous" disait-il. Malheureusement, l´opposition déjà maîtrisée, ne peut contribuer ni à éveiller les consciences, ni à soutenir la population.
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