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L’Europe de la haine et de l’exclusion s’écrira à "Vichy" …

L’Europe de la haine et de l’exclusion s’écrira à "Vichy" …

Apres le slogan "le travail rend libre" de Sarkozy durant sa campagne electorale qui n'avait même pas fait hurler les "intellectuels" français, voila que lui et la bande de L'Ump depassent une fois de plus les bornes de la provocation en organisant un sommet sur l'immigration dans l'ex capitale du Pétainisme

une provocation de trop de la part de sarkozy

Un somment sur l’immigration à Vichy

Apres le slogan "le travail rend libre" de Sarkozy durant sa campagne electorale qui n'avait même pas fait hurler les "intellectuels" français, voila que lui et la bande de L'Ump depassent une fois de plus les bornes de la provocation en organisant un sommet sur l'immigration dans l'ex capitale du Pétainisme

Non, ce n’est pas une farce desprogienne posthume.

Ce n’est pas un dessin de Siné, lui qui vient de se faire virer comme un malpropre par un journal tellement "toujours contre tout" qu’il ne dit plus rien d’intéressant.

Ce n’est pas non plus un couplet ajouté par Jean Ferrat à sa chanson "Nuit et brouillard".

Ce n’est pas une sombre plaisanterie de mauvais goût, même pas un propos infâmant de plus de la part d’un Le Pen.

Cela se passe bien en 2008, en France, pays qui a connu des périodes obscures dans son Histoire et aussi de grandes avancées vers les Lumières.

Alors, ce serait une boulette de plus, une phrase qui restera à jamais gravée dans l’Histoire de la République ?

Peut-être...

Je ne l’invente pas, la presse française n’a pas tellement relevé cette bourde, je l’ai appris par "Le Courrier International" de la semaine dernière (reprenant un article de la presse londonienne) et cela m’a été confirmé en recherchant sur internet.

Les 3 et 4 novembre prochains, M. Sarkozy organisera à Vichy une conférence internationale à l’occasion de la présidence française de l’Union européenne. Jusqu’ici tout va bien, me direz-vous. Ce qui fait tache, c’est le thème choisi : l’intégration des immigrés en Europe.

Vichy ? N’est-ce pas la ville qui a abrité le régime de Pétain ? On ne peut en 2008 accuser tous les vichyssois d’être des petits-enfants de « collabos », bien entendu. Cette période terrible aurait eu lieu à Trifouillis-les-Oies ou Seveso-les-Berdouilles, cela n’eût rien changé au problème. Qu’on le veuille ou non, c’est une « boulette » supplémentaire de notre Président qui va encore susciter de sévères critiques dans le monde entier, je ne parle même pas de l’opposition en France qui est absente et aphone. La politique de M. Hortefeux est vivement condamnée et critiquée partout dans le monde, notamment en Afrique où notre président est allé dire que les femmes et les hommes de ce continent (berceau de l’humanité, cœur de tous les métissages) n’a pas d’histoire… En lisant les témoignages des élèves sans-papiers arrêtés à la sortie des lycées, comment ne pas penser aux rafles d’enfants juifs pendant l’Occupation ? Ne faisons pas de parallèle systématique, mais les circonstances inhumaines sont troublantes de similitudes dans les méthodes employées et le climat de terreur et d’humiliation qui règne actuellement.

Consternant, non ?

source trouvées dans divers "medias" gouvernementaux

dont les sites

http://www.lasemainedelallier.fr/actualite/27-ministres-europeens-a-Vich...

http://http//http://www.lamontagne.fr/editions_locales/vichy/vichy_au_co...

IL EST TEMPS DE NOUS REVEILLER

L’Europe de la haine et de l’exclusion s’écrira à "Vichy" …

Symboliquement ce n’est pas rien d’aller à Vichy dire que nous refusons les « rafles », les « camps » d’enfermement des étrangers et les « déportations ». L’emploi public de tels termes « réveilles » a comme conséquence que le passé redonne corps et vigueur aux cauchemars du présent. Car si nous condamnons tous la barbarie au passé, il semble que son présent offre une puissance de banalisation. L’emploi de tels mots à Vichy aura sur nous comme effet de nous maintenir éveillé, de nous tenir à la hauteur de l’inventivité des pouvoirs d’aujourd’hui. En outre, il s’agira d’une rencontre européenne où nous devrons continuer à porter notre opposition franche et direct à la directive « retour » en faisant échos aux actes d’oppositions courageux d’Amérique latine.

Nous devons établir les parallèles et similitudes entre ce qui s’est passé hier et ce qui se passe aujourd’hui. Nous devons dire que les rafles d’étrangers et leur enferment dans des camps relèvent de décrets administratifs sur le modèle de la Schutzhaft (« Détention de protection » ou « détention préventive ») pratiquée par les nazis. Que comme hier, ceux qui sont retenus dans les camps, ne le sont pas en dépit d’infractions individuelles à la loi mais en raison de leur appartenance à une catégorie ciblée de la population. Que dans ces camps qui se construisent toujours en nombre croissant, dans et aux frontières de l’Europe, c’est pour une bonne part l’encadrement policier qui fixe les règles et impose des usages. Que ces camps constituent, dans nos Etats de droit, des espaces anomiques qui ne sont pas encadrés par la loi. Mais que la procédure générale est fixé par la loi et dont le propre est de traiter des séries d’individus assimilés à une espèce dangereuse comme s’ils étaient dépourvus de tout droit. C’est l’Etat qui est la structure institutionnelle qui organise la possibilité de cette mise au ban et du vomissement des corps indésirables. Aujourd’hui, comme hier, l’expulsion de ceux que l’on ne veut plus voir sur le territoire national se fait dans l’indifférence totale du sort qui leur sera fait après leur « éloignement ». Aujourd’hui, comme hier, on crée le consensus, on soude le corps social en désignant et en brutalisant des catégories stigmatisée dont l’exclusion violente se réalise en mobilisant idéologiquement la société contre ces « espèces dangereuses ». En effet, La dédramatisation des pratiques d’exceptions est validée par le souci de l’immunisation de la société contre des dangers et risques majeurs : l’immigration sauvage, les cavales incontrôlées du pédophile, les attentats, etc. Ainsi l’effet produit par ces dispositifs est de rendre toujours plus indistinct le seuil entre l’acceptable et l’inacceptable.

Contre cette politique de la peur et de l’exclusion nous devons affirmer que « ceux qui sont ici sont d’ici » et n’ont pas à s’intégrer. En effet, la notion d’ « intégration » est un moteur idéologique qui sert à faire accepter la mise au banc de la société d’une partie du peuple, parce qu’auparavant, ce peuple a été divisé entre ceux dont la différence est acceptable et qui deviendront de bons belges et ceux qui sont trop différent et donc dangereux, même potentiellement, et doivent donc être écarté afin que l’unité soi garantie. Il n’est pas exagéré de qualifier une telle politique de colonialisme sur place. Or, nous devons affirmer que le fait d’être étranger, ou d’appartenir à une culture différente, n’est pas un obstacle. Au contraire ! La réalisation d’une politique vraie en un lieu de ce monde unique que nous proclamons a absolument besoin, pour sa possibilité même, de ceux qui viennent d’ailleurs. Ainsi L’étranger, et toute la mythologie qui lui est associée, incarne un puissant (et réel) potentiel de transformation politique qu’il s’agit d’exorciser par tous les moyens - y compris la traque, les rafles, la menace constante d’une arrestation, d’une rétention, qui constituent aussi un châtiment spectaculaire à l’impardonnable puissance politique qu’il représente. Nous devons affirmer que ce n’est pas le territoire qui forge les hommes, mais bien les hommes qui font leur territoire ; ainsi une construction politique qui, au contraire, rejette toute distinction entre être ici et être d’ici crée les conditions d’une démocratie pleinement comprise.

Tous ceux qui sont ici sont d’ici

On nous dit que la France ne peut pas
recevoir toute la misère du monde.
On nous dit qu’il faut être sérieux et donc
accepter la réalité telle qu’elle est.
On nous dit qu’il faut construire l’europe et
pour cela fermer les frontières.
On nous dit, on nous dit... Et ces paroles
sont suivis d’actes brutaux.
Un beau matin, des familles d’immigrés ont
dit qu’elles existaient, qu’elles étaient là et
qu’elles voulaient vivre ici.
C’est donc le moment de dire et d’agir pour
un vrai droit, une vraie loi.
Ce droit et cette loi qui disent le droit des
gens à vivre où ils veulent, qui disent que
cette lutte est la lutte de tous ceux et celles
qui refusent de louper le train de l’histoire.
Aujourd’hui il faut dire : ceux qui sont ici
sont d’ici, et la seule loi que nous
reconnaissons est celle du partage et de la
lutte solidaire.