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Perturbation à l’église de St-Josse

Perturbation à l’église de St-Josse

Ce matin, un groupe d’individus a interrompu la messe dominicale de l’église de St-Josse. L’intervention de ce groupe avait pour but de rappeler le fait que, le 26 août 2007, le prêtre avait fait appel à la police pour empêcher l’occupation de cette même église par une cinquantaine de sans-papiers afghans en lutte pour leur régularisation.

Perturbation à l’église de St-Josse

Ce matin, un groupe d’individus a interrompu la messe dominicale de l’église de St-Josse.

L’intervention de ce groupe avait pour but de rappeler le fait que, le 26 août, le sacristain avait fait appel à la police pour empêcher l’occupation de cette même église par une cinquantaine de sans-papiers afghans en lutte pour leur régularisation.

Un de ces individus a pris la parole pour rappeler les faits et mettre en avant la prise de position du prêtre ainsi que l’hypocrisie de l’Eglise. Pendant ce temps, ces compagnons distribuaient des tracts aux gens venus assister à la messe.

Très vite un des prêtres est venu leur demander de se taire tout en leur permettant de continuer à distribuer les tracts. Ce petit groupe n’ayant pas d’autorité à écouter, il a continué son action comme il l’avait prévu sans tenir compte de cette remarque.

A ceux qui osent dire que les afghans avaient été « rapidement délogés, pacifiquement, par la police ». Nous répondons qu’un délogement est une violence en soi, que cela ne peut pas se passer « pacifiquement » et que ce geste met en évidence la violence quotidienne à laquelle sont confrontés les sans-papiers. Il est emblématique d’une guerre sociale menée contre l’"étranger". Cela ne peut en aucun cas être considéré comme un cas isolé, mais comme faisant partie d’une logique globale.

Vous trouverez ci-dessous le texte qui se trouvait sur le texte distribué à l’intérieur de l’église, ainsi qu'une affiche que nous vous encourageons à diffuser de toutes les manières possibles

NI FRONTIERES NI NATIONS - LIBERTE (de circulation)

Avis aux paroissiens de Saint-Josse

“Tu ne malmeneras pas l’étranger et tu ne l’opprimeras pas , car vous avez été étrangers en Égypte.” - Exode 22:21

Le dimanche 26 août, 50 sans-papiers sont mis hors de cette église par la police, et ceci avec la bénédiction de votre guide spirituel. Et une main lava l’autre dans l’innocence : pour le sacristain il n’y avait pas d’accord du prêtre, pour le prêtre il n’y avait pas d’accord de la loi, et pour la loi l’existence même des occupants était une enfreinte à la loi, un crime. Ainsi, ils se placèrent dans la meilleure des traditions de l’église : celle des persécutions, des déportations et de la lâche fidélité à l’État. Votre prétendue innocence est meurtrière.

Qui confessera ce confesseur?
Qui inculquera une conscience à cette meute?

“Tu pourras te féliciter de ce qu’ils ne peuvent te rendre, car cela te sera rendu à l’insurrection des justes.” - Luc 14:14

Quand le renard prêche la (com)passion...

Ce qui arriva dans cette église le 26 août n’est, hélas, pas un cas isolé. Celui ou celle qui suit un peu la danse des occupations d’églises sait que chaque succès annoncé dans les médias est précédé de diverses tentatives ratées. La plupart des prêtres et de leurs patrons, évêques aux chapeaux pourpres ou porteurs de la robe rouge cardinale, n’ouvrent pas les portes de leurs églises – d’ailleurs souvent vides – de leur plein gré quand pauvres, étrangers ou gens qui pensent autrement y frappent de façon inattendue et sans scénario pré-écrit.
La fois où quelques dizaines de sans-papiers ont littéralement dû fuir une armée d’agents anti-émeutes lors de l’évacuation d’un hôtel abandonné à Zeebrugge où ils avaient trouvé un abri pendant ce rude automne de 2003, ils cherchèrent à gagner l’intérieur de l’église voisine et l’évêque est-flamand Vangheluwe ordonna via la radio de leur fermer la porte au nez. Apres avoir été passés à tabac par les flics, la Croix-rouge, qui porte haut sur sa bannière la symbolique et la morale chrétienne, voulait bien venir panser les plaies des souffre-douleurs.

Quand il s’agit pour l’église de jouer le laquai de la rue de la loi le son de cloche est différent. Des monastères abandonnés ne sont-ils pas mis à disposition du gouvernement ci et là pour devenir des camps de réfugiés ? Dans ces “centres ouverts” l’ivraie est séparée du bon grain parmi les réfugiés qui arrivent : l’immense majorité reçoit après peu de temps un retour aller-simple vers le lieu de provenance.

Suite à cela, des organisations charitables comme la Caritas Catholica essayent de convaincre ceux qui restent de quitter nos contrées en leur payant des primes de départ mises à disposition par le gouvernement justement à cette fin.

À ceux qui seraient séduits par la rhétorique humanitaire que les chrétiens-démocrates, dans leur soif du pouvoir, laissent entendre ces jours-ci, nous voulons leur rafraîchir la mémoire avec un des derniers faits d’armes d’un gouvernement auquel avaient pris part des chrétiens-démocrates.

Après que la bouche de Semira Adamu ait été fermée pour de bon le 22 septembre 1998, le père Boon, aumônier au camp de déportation dans lequel Semira resta enfermée durant quelques six mois, se dépêcha de rompre le silence honteux en déclarant : “Les groupes d’actions autonomes, comme le Collectif contre les expulsions, sont, par leur langage séditieux, responsables de sa mort, et, en plus, il ne s’agissait jamais que d’une pute.” Et leurs excellences chrétiennes-démocrates regardèrent et dirent que c’était bon...

Nous savons ce qui nous attendra lorsque ces chrétiens-démocrates feront leur rentrée au cabinet national. Car, qu’une chose soit claire : pour ces messieurs nous sommes tous et toutes étrangers et de mauvaise conviction.

Ne nous laissons pas rendre muets par la religion et la patrie.

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