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Bus à l’arrêt à Bruxelles

Bus à l’arrêt à Bruxelles

Grève provoquée par le jet d’un cocktail molotov
Anderlecht, dépôt de bus de la Stib à Anderlecht. 10h30. Un incident d’une gravité exceptionnelle a provoqué une grève des chauffeurs de bus du dépôt Jaques Brel à Anderlecht (Bruxelles). Un cocktail molotov été jeté contre un bus mardi soir 18 mars à 22 h. Les faits se sont passés sur le tronçon entre les arrêts Clemenceau et Cureghem de ligne 46. L’engin incendiaire a finalement rebondi contre la porte et les voyageurs et le chauffeur dans le bus n’ont pas encouru de blessures physiques.
Le mercredi matin les chauffeurs ont refusé de quitté le dépôt sans que la direction et les autorités de police prennent de mesures efficaces et à long terme.

Au dépôt Jacques Brel, les agents en grève manifestent une solidarité bien ferme. Ils sont d’un côté fâchés et de l’autre côté contents. Ils sont fâché parce qu’un de leur collègue qui essaie le mieux possible remplir son service, a été gravement agressé. Une situation que tous les chauffeurs vivent régulièrement, ils en ont été déjà tous victimes. Ils sont contents qu’aucun bus a quitté le dépôt et que les collègues du dépôt à Haeren sont également rentrés et que le métro roule seulement à 25 km/h en guise de solidarité.

Tous les chauffeurs vivent des agressions
Michael Herin (35), chauffeur et depuis 3 ans à la Stib : « Il fallait réagir face à une agression aussi grave et inacceptable. La grève devait être totale et elle l’est effectivement. Il fallait montrer que nous sommes solidaires avec notre collègue et que la direction doit vraiment prendre de mesures. Des mesures permanentes, qui ne prennent pas fin après deux semaines quand la situation s’est peu accalmie. Sur cette ligne 46, cela fait longtemps les chauffeurs ont signalé le problème, toujours au même endroit à Anderlecht. Nous avons besoin des accompagnateurs permanents sur les lignes à problèmes, pas pendant deux semaines. Puis, il nous faut aussi un suivi beaucoup plus rigoureux du système d’alarme silencieux. »
Cette revendication d’accompagnateurs sur les bus est largement partagée par les chauffeurs présents. Un autre chauffeur : « Naturellement, que cela coute de l’argent. Mais cela permet de réaliser un double but. D’abord sécuriser notre personnel, puis cela aidera à rendre un bien meilleur service aux voyageurs, qui eu aussi se sentiront plus en sécurité. C’est dommage que la direction de la Stib ne veut pas aller dans ce sens. Elle ne pense que rentabilité à court terme. »
Michael Herin : « Personnellement, j’ai déjà subi deux agressions. Une fois Place de l’Yser, quelqu’un m’a craché au visage. C’est très humiliant. Une autre fois, j’ai deux arrêté le bus pendant cinq minutes. Là, ce sont les voyageurs qui ont averti des policiers à un carrefour un peu plus loin. Au fond, ce sont les voyageurs qui m’ont aidé. »

Grève nécessaire
Le permanent syndical de la CGSLB Chris Ecker est sur place en attendant une réunion avec la direction dont il s’attend à ce qu’elle soit très houleuse. Chris Ecker : « C’est grève était nécessaire et inévitable. On ne peut pas laisser passer de tels faits. Il faut témoigner de sa solidarité vis-à-vis de la victime. Dans un cas comme celui-ci, au niveau de la Stib, je ne vois pas directement que nous pouvions faire. Le jet d’un cocktail molotov, cela est plutôt du ressort de la police. C’est pour cela aussi que les agents réclament la venue de Gaëtan Van Goidsenhoven, le bourgmestre d’Anderlecht. J’espère que la négociation sera positive. Il faut être sur que les bus roulent encore vers 16 h afin de que les enfants qui sont allés à l’école puissent rentrer. »

Des accompagnateurs sur les bus et des équipes d’interventions renforcées

Au dépôt Delta, les chauffeurs de bus se sont également mis en grève. Ils connaissent et vivent le même problème que leurs collègues. Les chauffeurs de metro se sont déclarés solidaire mais ils ont préféré ne pas se mettre en grève. Les chauffeurs y ont établi une série de revendications précises.
Armand Feraille (53), délégué CSC, membre du Conseil d’entreprise, les formule : « Des accompagnateurs en permanence sur les lignes à problèmes, c’est le bon sens même qu’il faut revenir à cela. En plus, nous voulons que les équipes d’intervention soient renforcées avec deux à trois voitures supplémentaires sur le réseau. Ces voitures ne doivent pas être stationnées à Haeren, mais se trouver aux endroits réputés névralgiques. Ainsi, le délai d’intervention peut être beaucoup plus court. La direction de la Stib doit autoriser les chauffeurs à s’arrêter en cas d’agression ; jusqu’à maintenant elle donne comme directive de continuer à rouler. Le service de sécurité de la Stib et la police doivent travailler à un remaillage du réseau afin de garantir une intervention rapide et de disposer des forces prêtes et capable d’intervenir rapidement. Finalement, la direction doit se comporter un peu plus humainement avec les agents victime d’agression. Il faut plutôt un meilleur suivi, une meilleure prise en charge, une prise compte par l’assurance, au lieu de pousser les agents à reprendre le travail. Il faut garantir que l’agent s’est remis effectivement physiquement mais également psychologiquement. »
À Delta, certains agents sont prêts à donner un délai à la direction jusqu’au mardi 25 mars à minuit. Sans réponse positive, ils programment une nouvelle grève mercredi 26 mars, accompagnée d’une manifestation.

À Haeren, les chauffeurs de bus se sont mis en grève par solidarité. Seulement 36 bus sur 130 roulent. Les déclarations d’Alain Flausch, le directeur général de la Stib, y a encore jeté de l’huile sur le feu. Pour la direction, la grève serait une conséquence des élections sociales. Les syndicats auraient besoin de se montrer les uns encore plus combattive que les autres. Un syndicaliste à Haeren nous dit : « Par ce type de déclaration, la direction exprime clairement qu’elle ne comprend rien de la situation que les agents vivent sur le terrain. Et en plus, cela démontre, ce que nous savons déjà un bon moment, qu’elle ne prend pas ce problème au sérieux. Nous allons exiger que toutes les propositions et toutes les mesures qui ont été proposées par les syndicats lors de la table ronde sur la sécurité soient évaluées et appliquées. »
Les chauffeurs y ont décidés de maintenir la grève pendant 24 h. La suite dépend de la réponse qui sera donnée par la direction et les autorités. Une nouvelle grève le mercredi 25 mars reste programmée.