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accouchement extatique

accouchement extatique

« C’était génial, j’ai pris un pied d’enfer »...

« Une expérience délirante, j’ai rarement autant joui », « J’ai vécu une rare expérience d’une sensualité débordante, j’étais très excitée, mes zones érogènes étaient en feu », « Je n’ai pas de mots pour décrire une telle euphorie ! », « Le Nirvana, oui, le Nirvana ! ». Mais de qui parle-t-elle ? Quel est ce mystérieux amant qui les fait décoller à ce point ? Ce délire se passe en Grande Bretagne. Les Anglais auraient-ils mis au point une pilule de Schtroumpfs pour les nanas ?

Pas du tout, ces femmes parlent de leur accouchement sous « péri-caresses », attouchements sexuels faits par la sage-femme et le futur papa jusqu’aux orgasmes à répétition. On pouvait déjà se faire tatouer en se branlant pour diminuer la douleur par la présence d’endorphines sécrétées au moment de la jouissance qui sont un puissant analgésique, maintenant on peut également jouir en accouchant. C’est pratique courante dans une maternité près de Londres où le phénomène fait école notamment pour les accouchements à domicile pratiqués par Yours Maternally.

L’expérience n’est pas unique, aux Etats-Unis, une association pour les naissances non assistées préconise aussi le rapport sexuel car l’orgasme est vingt deux fois plus puissant qu’un calmant et provoque des contractions qui dilatent activement le vagin. La sage-femme masse, caresse, pince les gros mamelons gonflés de colostrum, caresse encore, le futur papa ose une main vers le clitoris, maman écarte grand, elle s’excite, la maîtresse sage-femme donne des ordres, « allez y franco, faites la jouir ! ». A quatre pattes, la femme enceinte pointe sa vulve comme une chienne en chaleur et la jouissance l’envahit, les contractions déferlent, le travail est facilité mais on n’en reste pas là, on remet ça, le cunnilingus est autorisé mais pas la pénétration et si papa bande, que fait-on ? On ne dit pas si les sages femmes s’occupent aussi du papa en rut. Cette expérience a plusieurs avantages, le futur père se sent actif et impliqué, l’accouchement devient rassurant. Exit la peur qui faisait monter le taux d’adrénaline en empêchant les contractions et bloquant le plaisir. L’excitation produit de l’ocytocine, hormone de l’attachement qui favorise les contractions utérines. La scène choque nos bons principes mais après tout, si l’accouchement est plus doux sans médicaments, sans traumatismes, pourquoi s’en priver ? L’église va-t-elle dire que c’est pécher ? Les expérimentatrices avouent qu’elles ont fortement aimé les caresses de la sage-femme et que leur homme a eu une « trique d’enfer » de les voir faire.

Et si on demandait à bébé ! Lui aussi se shoote avec la même hormone que maman et vient au monde le sourire aux lèvres.
Asha Amnour