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Politisons les Jeux Olympiques : programme vide et soulèvement

Politisons les Jeux Olympiques : programme vide et soulèvement

Les jeux olympiques sont évidement aussi un événement politique. Partout le long du chemin de la flamme olympique les corps sont l’expression d’un soulèvement dont le Tibet n’est qu’un prétexte, bien qu’il ne s’agisse pas de nier la situation sur place, mais comme on disait à l’époque : « que cent milles Tibet fleurissent ».

Les jeux olympiques sont évidement aussi un événement politique. Partout le long du chemin de la flamme olympique les corps sont l’expression d’un soulèvement dont le Tibet n’est qu’un prétexte, bien qu’il ne s’agisse pas de nier la situation sur place, mais comme on disait à l’époque : « que cent milles Tibet fleurissent ». Que nous soyons pro-tibétains ou non, nous reconnaissons à travers ces actes de désobéissance un refus commun de l’ordre de la domination qui laisse aux diplomaties d’Etat, donc en dernière instance aux diplomaties du capital, le soin de gérer et d’arbitrer la misère du monde. Car le Tibet est dans nos usines, dans nos universités, dans nos rues, dans nos transports, dans les caméras qui surveillent nos vies et dans la police qui punit nos actes, dans les papiers qui nous font pouvoir travailler ou nous expulser, etc. Si les jeux olympiques sont aussi politique c’est qu’à travers eux s’exprime un certain nombre de « contradictions » qui sont elles-mêmes « politisables » et qui en étant problématiser peuvent nous conduire à remettre radicalement en cause l’ordre de la domination. Le parcours de la flamme olympique et les jeux olympiques doivent devenir le catalyseur des luttes locales et de leurs enjeux dans un mouvement où elles trouveraient à s’articuler sur un mouvement plus global de transformation de la société. En tant que professeurs, étudiants, chômeurs, sans-papiers, travailleurs précaires, prisonniers, exploités, etc. nous avons tous nos intérêts objectifs, mais afin que les luttes sociales que nous menons cesse de s’effondrer sur elles-mêmes, nous devons trouver les agencements qui nous feront désirer au-delà de nos intérêts qui sont toujours en dernière instance déterminé par le striage sociale qui produit les localisations et les assignations identitaires qui leur correspondent. Certes, il est nécessaire que nous soyons entrainés à manifester en faveurs de nos « intérêts » pour revendiquer la reconnaissance légale de droits correspondants à ces intérêts mais nous devons aussi apprendre à vivre autrement ensemble pour inventer de nouvelles formes de luttes politiques. Les jeux olympiques pourraient ainsi devenir l’expression du désir d’un autre état des choses possibles qui aille au-delà des impératifs de l’autoconservation. Le programme de cette révolution doit rester vide pour que puisse dans ce refus s’expérimenter d’autres manières d’être, de vivre, d’agir, de penser les uns avec les autres et les uns par rapport aux autres afin de faire apparaître des possibilités inédites. Le mouvement de soulèvement contre les Jeux Olympiques en Chine viendrait comme matérialiser la volonté générale du mouvement révolutionnaire. Derrière l’annulation des Jeux pourrait se matérialiser une forme de la « volonté politique collective » qui cristallise des aspirations multiples, pour lequel l’ « annulation » n’est qu’un mot d’ordre dans le cadre d’un refus global et radical de l’état des choses existants. Dès lors nous pourrions dire que « annulation des jeux olympiques » cela veut tout dire, le programme est vide. Ce mot d’ordre n’étant que la condition pour que s’opère le ralliement général d’une véritable volonté collective transcendant les segmentations sociales à l’échelle planétaire. Nous appelons de nos vœux une révolte qui soit comme un raz de marée sans appareil militaire, sans avant-garde, sans parti. L’ « annulation des jeux olympiques » pourrait ainsi être les mots pour la revendication informulée d’un « totalement autre » que rien dans l’état des choses existant ne peut plus satisfaire. Le soulèvement auquel nous appelons et du quel ce « nous » voudrais être comme une solution serait ainsi constitué d’une pluralité de mouvements dispersés partout dans le monde et dans toutes les couches de la société. Pour cela nous devons nous appuyer sur un réseau autonome de circulation de l’information qui court-circuite les réseaux officiels en les privant de tout pouvoir idéologique. Il s’agit donc de se soulever contre tout un mode de vie et tout un monde, contre le mode d’être de chacun dans la société. Il doit être clair que dans l’annulation des jeux olympiques c’est l’ordre mondial qui est visé et attaqué. Le soulèvement projette au devant de lui une exigence, et une exigence vide, indéterminée pour l’avenir et définie seulement par ce rejet total du présent – l’exigence vide d’un « tout autre chose ». Rien n’annonce l’avenir ou ne permet de prédire, les prévisionnistes sont des menteurs aux botes de l’ordre régnant.

« Que Se Vayan Todos »