Indymedia.be is niet meer.

De ploeg van Indymedia.be is verhuisd naar DeWereldMorgen.be waar we samen met anderen aan een nieuwswebsite werken. De komende weken en maanden bouwen we Indymedia.be om tot een archief van 10 jaar werk van honderden vrijwilligers.

Nato Counter summit in Strasburg

Nato Counter summit in Strasburg

April 3rd and 4th — Strasburg.
NATO turns 60.
Let’s celebrate.

An opportunity to seize, a call to be heard.
Counter-summit in Strasburg: not an appointment with the Power, but a meeting with the situation.

April 3rd and 4th — Strasburg.
NATO turns 60.
Let’s celebrate.

An opportunity to seize, a call to be heard.
Counter-summit in Strasburg: not an appointment with the Power, but a meeting with the situation.

Civilization knew it was bound to die someday – but only in theory. After several shocks and attacks, it now feels it through all its fibers, all its vital flows. A feeling of death in the democratic air. It is no longer denied, it has become a threat, a pretext for mobilization. Powers crave for our help – let’s be cruel.

All around the world, it’s all about "building new foundations for capitalism". NATO, as a notable member of the Family, is ready to take its responsibilities. Securing access to vital resources, preventing all appropriations but capitalistic ones, saving a dying Empire. By any means necessary.
There’s a war on.

Counter-insurrection is that military common knowhow that war doesn’t find its outcome on purely military grounds. Its counterpart is political: every aspect of existence is held within the scope of war. It’s not so much a brand new kind of war that is being at stake in this summit but a new idea of war: war as a core principle of existence itself, of any relation.

When this idea of war, of exception, becomes a normative outlook on the world, it gives birth to a new modality of governance. This normalization has a name: antiterrorism. Antiterrorism embraces a variety of intermingled devices, going across justice, police, army and even politics, social and economical issues. Through anti-terrorism, all these fields tend to be undistinguished: on the one hand deactivating and destroying anything that escapes, on the other producing the appearances of normality.

All distinctions between war and politics have disappeared. One may not only say "everything is political" but rather "everything is at war". That’s no reason to complain. The "end of History" is now history. Government, repression, mobilization now explicitly aims at preventing the return of History. In vain. History is always there, already, seeping in through all the cracks, despite everything that’s done to fill all gaps, to seal off all areas, to prevent all risks.
The "eternal return of the market" is such a feeble fiction, facing the truth of the eternal return of History.

On the one hand, the supporters of a new democratic order, ready to exercise antiterrorist terror.
On the other hand, those who don’t want to wait, whose existence already shows that "reality is not capitalist".
On the edge of History, everything becomes clearer.

We,
coming from everywhere,
so-called "terrorists",
let’s get rid of the fear they’d like to see in our eyes!
In Strasburg!
Anywhere!
A wave, a tide to sweep away the terror!
Not only the black tide they’re waiting for!
"Desperate people", "rioters", "terrorists", "anarchists"…
These straitjackets and their mirrors – "citizens", "pacifists" –, they don’t suit us.
A flood, a colorless tide!
Where one cannot separate what strikes from what shields,
Because both are part of the same force!

NO VICTOR BELIEVES IN CHANCE

Strasburg, counter summit: 1st – 5th April.

Two international camps from 1st April.

Saturday 4th April

am: lots of Blockades

1pm: International demonstration

version française: L’OTAN

version française:

L’OTAN célèbre ses 60 ans les 3 et 4 avril, à Strasbourg.
On va lui faire sa fête.
Il y a une occasion à saisir, une certaine invite à entendre.
Contre-sommet à Strasbourg : nous n’avons pas rendez-vous avec le pouvoir, mais avec la situation.

La civilisation sa savait mortelle : en théorie seulement. Suite à des ébranlements notables, des attaques diverses, elle l’éprouve désormais dans toutes ses fibres, dans tous ces flux vitaux. Le sentiment de mort a pénétré l’ambiance de démocratique. Au point de servir d’argument à la mobilisation. On implore notre aide. Soyons cruels.

Partout, il est question de « refonder le capitalisme ». Membre éminent de la Famille, l’OTAN entend bien assumer ses responsabilités. Sécuriser les accès aux ressources vitales, empêcher toute appropriation autre que capitaliste. Gérer un Empire qui craque de toutes parts. A cette fin, tous les moyens sont permis : c’est la guerre.

La contre insurrection est cette évidence militaire que la guerre ne se joue pas sur un plan purement militaire. Sa réciproque est politique : tout plan se contient dans celui de la guerre. Ainsi, plus qu’une nouvelle forme de guerre, c’est une idée neuve de celle-ci dont il faut prendre acte : la guerre au cœur même de l’existence, de chaque rapport.
Quand cette idée de la guerre, de l’exception, devient la norme de perception du monde, alors naît un nouveau régime de gouvernement. Cette normalisation a un nom : l’antiterrorisme.
L’antiterrorisme est un ensemble de dispositifs entremêlés qui traverse, le juridique, le militaire, le policier, tout autant que le politique, l’économique et le social. Tendant ainsi à les indistinguer : on désactive ou détruit tout ce qui fuit en même temps qu’on produit les apparences de la normalité ambiante.

Désormais, toute distinction entre guerre et politique a disparu. On ne doit plus seulement dire « tout est politique », mais « tout est en guerre ». Nous ne nous en plaignons pas. La « fin de l’Histoire », c’est de l’histoire ancienne. Et c’est explicitement contre son retour attendu, que l’on gouverne, que l’on enferme, que l’on mobilise désormais. En vain. On a beau colmater les brèches, verrouiller, bunkériser, l’Histoire est déjà là, toujours qui s’infiltre. L’ « éternel retour du Marché » est une fiction bien mince, en face de cette vérité : l’éternel retour de l’Histoire.

D’un côté, les tenants d’un nouvel ordre démocratique, prêts à se donner les moyens d’une Terreur antiterroriste.
De l’autre, ceux pour qui attendre encore est une folie, ceux dont l’existence même clame déjà « la réalité n’est pas capitaliste ».
Au point d’intersection de l’Histoire, tout se précise, les contours s’accusent.

Nous autres, de tous les pays, sur qui le pouvoir fait planer le vocable « terroriste », dégageons-nous de la peur qu’on aimerait voir dans nos yeux ! A Strasbourg ! Ailleurs ! Un flot, une marée pour balayer la terreur ! Et pas la marée noire attendue ! « Désespéré », « casseur », « terroriste », « anarcho-autonome »… ces costumes qu’on taille, du genre étroit, beaucoup trop justes… Ces camisoles et leurs doubles, « citoyen », « pacifiste, « militant », tout aussi fictifs, auxquels on voudrait les opposer…
Un flot, une marée, sans couleur ! Opacité d’où l’on ne distingue plus entre l’élément déterminé et celui qui camoufle ! Parce que les deux participent d’une même force !

AUCUN VAINQUEUR NE CROIT AU HASARD