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Qui sera le prochain dalaï-lama?

Qui sera le prochain dalaï-lama?

Lors de récentes interviews, le 14e dalaï-lama a soulevé la question de sa succession. La raison de sa préoccupation: il désire que son successeur continue la lutte pour « l’autonomie poussée » (ou l’indépendance) du Tibet. Si c’est parmi les grands lamas restés au Tibet que sa réincarnation sera trouvée, cette lutte sera sans doute sans lendemain. Or, en Chine, les monastères lamaïstes des régions tibétaines comptent environ 1700 lamas réincarnés(1) , alors que parmi les lamas en exil, il n’y en a qu’une centaine(2) . Le 14e dalaï-lama a fait comprendre qu’il voulait régler la question de sa succession avant sa mort... à quoi le gouvernement chinois a immédiatement riposté qu’il jetterait ainsi les traditions du bouddhisme tibétain par-dessus bord, et que de toute façon toutes les réincarnations de hauts lamas doivent faire l’objet d’une confirmation par les autorités légales. La polémique est lancée.

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un lama réincarné, parti en exil en 1959, revenu en visite dans le monastère tibétain de Litang. Eté 2007.

Les lignées des réincarnations dans l’histoire

Dans le bouddhisme tibétain, les grands lamas (3) se réincarnent en de nouveaux grands lamas. Ces lignées sont déterminées par monastère, elles n’ont pas de lien hiérarchique entre elles. Bien que les monastères soient indépendants les uns des autres, le fondateur de chaque école donne le ton à sa lignée de réincarnations et au monastère qu’il a fait construire. Par exemple, le Supérieur du monastère de Ganden a depuis toujours été considéré comme le chef spirituel des gelugpa, parce que ce monastère fut construit sous l’initiative et la direction de Tsongkapa, fondateur des gelugpa. Le monastère de Ganden sert encore d’exemple, au niveau spirituel, aux autres monastères gelugpa. De la même manière, le monastère Samye sert de référence à l’école la plus ancienne, celle des nyingmapa; le monastère Sakya, à l’école des sakyapa; le monastère Tsurpu, à l’école karma-kagyu; et, donc, le monastère de Ganden à la dernière école en date (14ème siècle), celle des gelugpa. Parmi ces monastères « de référence » des quatre grandes écoles du bouddhisme tibétain, seul le monastère Sakya se trouve éloigné de Lhassa, à l’ouest; tandis que les « monastère-phares » des trois autres grandes écoles se situent dans les environs de la capitale. A l’origine, le titre de « dalaï-lama » a été donné à la lignée des Supérieurs du monastère de Drepung (à Lhassa) de l’école des gelugpa; le titre de « panchen-lama » a été attribué aux Supérieurs du monastère Tashilumpo (à Xigazé) de la même école; d’autres titres ont été donné à des lignées de Supérieurs des monastères importants. En 1642, le 5e dalaï-lama quitta son monastère de Drepung pour s’installer au Potala et devenir le chef politique du Tibet, ce que la lignée des dalaï-lamas allait d’ailleurs rester jusqu’au 20ème siècle.

Comment trouvait-on la réincarnation (ou “tulku”) d’un grand lama?

Dès la mort d’un grand lama, le monastère auquel il était attaché constitue une commission de recherche, souvent dirigée par le « lama du dharma », un lama responsable du respect des lois du Bouddha dans l’enceinte du monastère. C’est donc le monastère qui cherche, puis choisit un enfant comme étant la réincarnation du défunt lama (ou tulku). Toutefois, il y a une exception: depuis le 5ème dalaï-lama, la lignée des dalaï-lamas n’est plus attachée à un monastère. Dans ce cas précis, c’est le régent, nommé par le Kashag (ou gouvernement local dans l’ancien Tibet), qui choisit et dirige une commission de recherche et de sélection d’enfants susceptibles d’être des tulkus. Cette commission a souvent été composée de hauts lamas venant des grands monastères de Lhassa. C’est ainsi que l’actuel 14e dalaï-lama a été élu sous la supervision du Supérieur du monastère Reting, le Reting Rinpoche. Ce dernier avait été nommé régent du Tibet à la mort du 13e dalaï-lama, en 1934. Cependant, en raison de ses agissements peu convenant pour un lama, le Reting Rinpoche s’est vu forcé de démissionner et de laisser sa place au régent Taktra Rinpoche. Cela ne s’est pas déroulé sans intrigues et a même provoqué une petite révolution dans le palais du Potala. Le Reting Rinpoche a finalement été assassiné en 1947. Une autre victime de cette intrigue au palais fut le père de l’actuel dalaï-lama, parce qu’il a voulu rester fidèle au régent Reting(4) . Au début de sa régence, Taktra Rinpoche songea à destituer le 14ème dalaï-lama et à le remplacer, mais par la suite il laissa tomber cette idée(5) . Tout au long de l’histoire du Tibet, la recherche de nouvelles réincarnations a toujours été accompagnée de rivalité au sein de l’élite. Le 8e dalaï-lama (1758-1804) peut être considéré comme champion en la matière : le 7e panchen lama était son frère cadet, or le hotogtu (6) lama, qui dirigeait le monastère Tashilumpo et qui supervisa les recherches pour trouver le 7e panchen lama, était l’oncle paternel du 8ème dalaï. Le 10e haut lama de la lignée des nyingmapa était un autre oncle du 8e dalaï-lama. Dorje Pagmu, nommée à un poste important de l’école des kagyupa, était la sœur du 8ème dalaï. Le kalon tripa (ou “premier ministre”), Dorin, était le mari de la nièce du 8e dalaï-lama. Ainsi, la période du 8e dalaï-lama a été unique dans l’histoire du Bouddhisme tibétain: au sein d’une seule famille, on comptait des postes clefs dans presque chacune des écoles bouddhistes et, en plus, dans le gouvernement local (7).

Dans des circonstances plus « habituelles », les réincarnations de hauts lamas sont recherchées à l’aide d’un système traditionnel très élaboré: consultation de l’oracle, étude des reflets de l’eau dans des lacs sacrés, physionomie des enfants candidats, observation de leur intelligence, et le test final était que les enfants devaient reconnaître des objets ayant appartenus au lama défunt. En définitive, c’était la commission de recherche du monastère qui élisait l’enfant-réincarnation. Depuis que la lignée des dalaï-lamas est au pouvoir politique (à partir du 5ème dalaï, au 17e siècle), le choix du tulku est enregistré et confirmé par le sitsab (ou collège du gouvernement local tibétain pour les affaires religieuses). Actuellement, une commission pour les affaires religieuses existe encore, elle est liée au parlement local. Elle agit de la même manière qu’avant: elle enregistre et confirme le choix de l’enfant-réincarnation. Dans l’ancien Tibet, le sitsab transmettait les noms des réincarnations les plus importantes à la commission impériale des affaires bouddhiques. Chacun de ces hauts lamas recevait un seau de l’empereur de Chine, confirmant leur poste. En 1793, une loi édictée par la dernière dynastie, celle des Qing (1644-1911) et qui correspond à la période du règne des dalaï-lamas, est venue confirmer cette réglementation. L’actuel gouvernement chinois s’y réfère encore, et c’est pourquoi il riposte au 14ème dalaï que c’est le gouvernement central qui, en finalité, accepte ou rejette le choix d’un enfant comme réincarnation d’un lama défunt, quel que soit son école ou son rang.

La dispute autour du panchen-lama?

Les panchen-lamas constituent la lignée du premier disciple de Tsongkapa, fondateur de l’école gelugpa (14ème siècle). Ils sont devenus – et restés - les Supérieurs du monastère Tashilumpo à Xigaze, dans la région du Tsang, à l’ouest de Lhassa. Dans l’histoire du Tibet, les régions U (Lhassa) et Tsang (Xigaze) ont combattus souvent pour prendre le pouvoir politique. Pendant le 18ème siècle, trois dalaï-lamas sont morts en bas âge; l’empereur des Qing pria alors le 7e panchen-lama (1782-1853) de reprendre le pouvoir local du Tibet, mais le panchen refusa. Dès lors, sa région du Tsang resta relativement indépendante de Lhassa. Les réincarnations des panchen-lamas ont toujours été cherchées et trouvées par le monastère Tashilumpo (Xigaze), sans intervention directe des dalaï-lamas de Lhassa, mais leur accord final à travers le sitsab. Dans certains cas, comme mentionné plus haut pour le 8e dalaï-lama, Lhassa était en mesure d’influencer le choix de la réincarnation du panchen. Cela s’accompagnait parfois de violence, par exemple, en 1879, le 13e dalaï-lama ordonna l’exécution du premier ministre du panchen-lama de l’époque, en l’accusant d’être un espion à la solde des Anglais (8). Le panchen de l’époque, pris de panique pour sa propre vie, s’est enfui, d’abord vers l’Inde, puis vers la Chine. Après sa mort, quand une réincarnation devait être trouvée pour le remplacer, le régent de Lhassa proposa un de leurs petits candidats (9). Mais, grâce au soutien de la Chine des Qing, la commission de recherche du monastère Tashilumpo gagna la course. En 1989, quand le 10e panchen-lama décéda, ce fut rebelotte. La commision du monastère Tashilumpo allait mener ses recherches à bien, quand au dernier moment, depuis son exil en Inde, le 14e dalaï-lama se mêla de l’affaire et proposa un enfant de son choix. La manoeuvre échoua, mais du coup, le petit candidat du 14e dalaï-lama reçut, de la part des groupes internationaux “Free Tibet”, le statut du “plus jeune prisonnier politique du monde”.

Que se passera-t-il après le 14e dalaï-lama ?

Durant le règne des dalaï-lamas, un régent était nommé par le conseil des quatre ministres pour administrer le Tibet durant l’enfance du dalaï-lama entrant. Mais, actuellement, le 14e dalaï-lama n’a plus de pouvoir politique au Tibet. Il dispose d’un gouvernement en exil avec un conseil de ministres. Ces derniers pourraient désigner un régent en exil qui serait chargé de conduire un comité de recherche pour trouver un enfant-réincarnation. Mais l’actuel dalaï-lama est déjà en train d’orienter autrement la recherche, ce qui est en partie son droit traditionnel. Lui-même a été trouvé grâce aux indications de son prédécesseur qui avait écrit dans son testament dans quelle région il fallait chercher l’enfant. De même, le nouveau panchen-lama - pas le petit garçon proposé par le dalaï-lama, mais l’autre – a été trouvé selon les souhaits du panchen précédent: il avait notifié son désir de voir sa réincarnation élue comme le prescrit la tradition, c’est-à-dire lors du tirage au sort, dans l’urne d’or, entre les trois meilleurs candidats (10). Quant au 14e dalaï-lama, il prépare doucement le terrain pour réformer complètement le système des tulkus (au moins pour sa propre réincarnation). Lors de récentes interviews, il a annoncé sa préférence de voir se réunir un conclave de hauts lamas et que son successeur soit choisi comme se déroule l’élection de notre très saint pape. De cette manière, un successeur adulte pourrait être choisi. Souvent dans l’histoire du Tibet, la période de régence, qui s’écoule entre le règne de deux dalaï-lamas adultes, était une période d’instabilité, d’indécision politique, de rivalités entre les familles d’élites. Le 14e dalaï-lama voudrait éviter ce marasme. Pour le moment deux options se présentent à lui: soit réunir un conclave comme chez les catholiques, soit désigner un régent fiable. Il n’exclut ni l’une ni l’autre. Parfois, il opte même pour une réincarnation à tête blonde en lieu et place d’un Tibétain. A d’autres moments, il laisse sous-entendre qu’il n’est pas indispensable qu’il y ait un prochain dalaï. Mais, d’après lui, cela ne pourra, en aucun cas, être un Tibétain habitant au Tibet, sans quoi les Chinois s’en mêleraient ! Toutefois, cette position passe outre les souhaits de la communauté bouddhique tibétaine et des lamas résidant au Tibet même, ce qui représente environ 5 millions de personnes… pour 120.000 Tibétains en exil ! Sur son web-site personnel, le dalaï-lama dit clairement ceci: “Si je meurs avant que nous puissions retourner au Tibet, alors il faudra un prochain dalaï-lama. Si un Tibet libre et démocratique advient avant que je meure, alors il n’y a plus besoin d’un Roi-Dieu ». Et lors d’une interview, il ajoute: “Si le peuple tibétain veut une nouvelle réincarnation, celle-ci devra être capable d’accomplir les tâches que je n’ai pas pu finir, mon successeur devra venir d’un pays libre. Si le gouvernement chinois désigne lui-même un dalaï-lama, il ne pourra s’agir que d’un faux.” (11)

Des bruits (12) courent que le 14e dalaï-lama choisira le 17e karmapa lama(13) comme successeur, ou comme régent… peut-être s’agit-il d’un de ces petits appâts dont il a le secret, lâchés aux médias omnivores? Toujours est-il que cette hypothèse paraît peu crédible: l’école karma-kagyu détenait le pouvoir politique au Tibet au début du 17e siècle, tout juste avant que les dalaï-lamas s’en emparent suite à une guerre civile ravageuse. Cette vieille rancune n’est pas encore effacée. En Europe et aux USA, l’école des karma-kagyu comptent beaucoup plus d’adeptes que les gelugpa du dalaï-lama(14) , ce qui peut être une raison pour laquelle « on pense informellement au 17e karmapa ». Toutefois, donner le pouvoir à une école rivale reste un cap difficile à franchir pour les gelugpa en exil. Un dialogue interreligieux peut-être? Ou la crainte que les rivalités ne se déchaînent après sa mort? (15) En plus, il existe deux “17e karmapa”. Tous deux résident en Inde et se disputent l’authenticité de la réincarnation. L’actuel dalaï-lama a choisi l’un des deux comme protégé (celui qui s’est échappé du Tibet chinois), l’autre est plutôt contestataire vis-à-vis du pouvoir dalaïque. En Occident, l’école karma-kagyu ne parvient pas à se positionner quant à quelle est la « bonne réincarnation » à suivre. Bref, ce ne sera pas chose facile. Le 14e dalaï-lama devra danser sur une corde raide pour dénicher un candidat à sa succession capable d’honorer sa propre autorité. Une chose est certaine: il veut une réincarnation hors Tibet et qui perpétue son projet d’indépendance du Tibet. Comment et qui ce sera: les paris sont ouverts.

Que fera le gouvernement chinois?

Le gouvernement chinois peut fort bien prétendre que les autorités actuelles du Tibet sont similaires aux régents d’antan. Dès lors, les autorités locales peuvent constituer une commission de recherche pour trouver la réincarnation du dalaï-lama, puisqu’il n’appartient à aucun monastère précis. Les Chinois peuvent aussi promouvoir le panchen-lama qui, lui, appartient bien à un monastère, afin qu’il devienne le dirigeant de l’école gelugpa. En fait, les autorités chinoises ne voient pas vraiment la nécessité de chercher et d’élire un nouveau dalaï-lama, puisque le rôle de ces derniers était beaucoup plus politique que religieux. Toutefois, on peut s’attendre à ce que la communauté bouddhique tibétaine et mongole de Chine voudra un nouveau dalaï. C’est donc elle qui devra le chercher, selon les méthodes traditionnelles, puis le soumettre à l’approbation du gouvernement central. Dans ce cas, il y aura deux dalaï-lamas: un en Chine et un en dehors.
La Chine veut également montrer que l’actuel dalaï-lama, qui choisit un successeur à condition qu’il ait une action politique pro-indépendantiste, ne respecte plus les règles traditionnelles du bouddhisme tibétain. La Chine a sur ce point une longueur d’avance: depuis le début de notre ère, elle reconnaît la nécessité d’une séparation entre les religions et l’état. Or, le 14e dalaï-lama exige un successeur qui veut “reconquérir le pays”, cela ne peut pas plaire à la Chine, qui dit : “Bouddhisme oui, séparatisme non”. La Chine a souvent décrit le 14e dalaï-lama comme un “traître à la patrie” en se référant, entre autres, à la période de 15 ans (1959-1974) pendant laquelle des actions de guérilla (16) contre la Chine étaient conduites sous sa direction; à présent, elle se méfie. Aussi, une grande chance existe pour que la Chine donne champ libre aux hauts lamas du Tibet pour qu’ils cherchent une réincarnation de l’actuel dalai-lama, mais pas avant le décès de ce dernier. Le 14e dalaï-lama, quant à lui, prend de l’avance en essayant de régler l’affaire avant sa mort. De toute façon, la Chine ne reconnaîtra jamais le candidat trouvé par l’actuel dalaï-lama. Ils le taxeront de « fa-ke »: un successeur qui n’a pas été trouvé selon la méthode traditionnelle. Il existe un précédent historique à cette situation: quand Lajang Khan, un seigneur de guerre mongol du début du 18e siècle, a détrôné le 6e dalaï-lama en le remplaçant par un autre de sa famille. Tous les hauts lamas du Tibet se sont insurgés contre ce faux dalaï-lama. Ils continuaient à reconnaître le destitué comme le vrai. Quand ce dernier mourait, les lamas du Tibet ont cherché sa réincarnation, le 7e, selon la méthode traditionnelle. Ils ont fait appel à l’armée impériale de Chine pour chasser le faux 6e et le Khan mécréant. Le 7e dalaï-lama fût escorté en grandes pompes et installé sur le trône par l’armée des Qing, en 1720.

Jp desimpelaere, décembre 2007.

Note, ajoutée en janvier 2008.

Grand fût mon étonnement quand j’ai lu dans « Le Nouvel Observateur » du 17 janvier 2008, que l’actuel dalaï-lama se base sur ce faux 6e dalaï-lama, pour affirmer que « choisir une réincarnation avant la mort du précédent a eu un précédent dans l’histoire, avec le 6e dalaï-lama». Veut-il réformer le système traditionnel en employant un argument que le grand public acceptera par manque d’informations? Le réel 6e dalaï-lama était bien mort avant que le 7e ne soit né et désigné. Le faux 6e dalaï-lama, désigné par le Mongol Lajang Khan, n’était pas mort, mais a été chassé du Tibet par le haut clergé et l’armée des Qing. Consultez n’importe quelle œuvre biographique à propos de la lignée des 14 dalaï-lamas et vous ne retrouverez pas de trace de Yeshe Gyatso, l’intrus intérimaire proposé par Lajang Khan. En fait, dans l’ancien Tibet, des réincarnations prématurées ont toujours été des nominations politiques. Cela existe chez nous aussi, mais on ne les appelle pas des réincarnations.

1)“les religions en Chine”, éd Nouvelle Etoile, Beijing, 1997.
2)“Tibet Handbook”, Gyurme Dorje, Footprint Handbooks, London, 1996.
3)Parfois appelés “Bouddhas Vivants”, ce qui constitue une contradiction “in terminis”, un Bouddha n’est plus parmi les vivants, il accéda au nirvana.
4)Témoignages de la mère et du frère du 14e dalaï-lama dans “A History of Modern Tibet”, vol 2, Goldstein, pag 203, University of California Press, 2007.
5)ibidem, pag 203, note de bas de page 84.
6)Un lama réincarné “hotogtu” se différencie par rapport à un lama réincarné “ordinaire” par le fait qu’il a été “enregistré” par la cour impériale de Beijing pendant la dynastie des Qing, qui lui octroyait le titre “hotogtu”.
7)“The 14th dalai lama”, Siren and Gewang, pag 15, Intercontinental Press, Beijing, 1997.
8)“Tibet, A Political History”, Shakabpa, pag II,65, Yale University Press, 1967.
9)“A History of Modern Tibet”, Goldstein, vol 2, page 268. University of California Press, 2007.
10)“tirage au sort dans l’urne d’or”, devant la statue de Sakyamuni dans le temple Jokhang à Lhasa, une tradition qui voulait limiter la rivalité et qui fût mis en place à la fin du 18e siècle, sous impulsion de la dynastie Qing.
11)Magazine MO, nr 33, mai 2006.
12)Association France-Tibet, interview Ursula Gauthier dans le Nouvel Observateur, 29/11/2007.
13)Le jeune 17e karmapa s’enfuyait en 2000 – il avait quinze ans - du Tibet, dans une voiture tout terrain, en compagnie d’un lama du monastère Tsurpu, qui était en liaison avec le 14e dalaï-lama à Dharamsala en India. Ils furent attendus à la frontière par un taxi Ambassador du gouvernement tibétain en exil, qui l’amena auprès du 14e dalaï-lama. (“The dance of 17 lives”, Mick Brown, Bloomsbury Publishing, London, 2004).
14)Le 16e karmapa (le précédent) est venu beaucoup plus tôt en Europe et aux USA que l’actuel dalaï-lama. Il ne s’occupait pas tellement de politique mais fonda des écoles bouddhiques en occident. Ce qui explique le grand nombre d’adeptes de l’école karma-kagyu dans nos pays.
15)Dans un interview avec la chaîne allemande ARD, 15/06/99, il y fait allusion: “Tant que le dalaï-lama vivra, tout se passera bien. Mais quand il ne sera plus là, la situation pourrait devenir incontrôlable.” C’est un fait connu que dans son parlement en exil existe une importante faction qui adhère publiquement à la reprise des actions de guérilla.
16)« Buddha’s Warriors », Mikel Dunham, avec préface du 14e dalaï-lama, Penguin Books, New York, 2004.

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