EuradioNantes : une radio européenne autoritariste
EuradioNantes : une radio européenne autoritariste
randal24 maart 2008 – 15:50
Les Français sont plus drôles qu’on ne le dit. Une radio à vocation européenne vient de licencier son rédacteur en chef parce qu’il haussait trop les sourcils devant sa hiérarchie.
Subventionnée par l’Europe et les collectivités territoriales françaises, EuradioNantes traverse une crise profonde avant même son premier anniversaire. Un conflit social contre l’autoritarisme de la directrice s’est soldé en moins d’un mois par le licenciement d’un journaliste, sous prétexte de reproches risibles. Un licenciement que les tribunaux du travail ont toutes les chances de juger abusif dans les mois à venir. Mais pour bien montrer sa dangerosité, l’employeur a fait venir un huissier pour le faire quitter sur le champ son travail dans les studios de la radio nantaise. Trois semaines après, quand la lettre de licenciement a cherché à expliquer pourquoi on avait viré ce salarié, aucun motif sérieux n’est apparu. On reproche juste au journaliste une « insubordination directe et insidieuse » assez floue, mais aussi une ironie insupportable, pour avoir répondu « oui chef ! » à sa supérieure hiérarchique montée sur ses grands chevaux. Le dangereux fautif aurait aussi montré peu d’empressement à faire appliquer l’interdiction de manger un bout de gâteau ou boire un café dans le local de la rédaction. Le plus amusant, bien que pas très significatif de l’humour français, c’est qu’on lui reproche des « piques d’ironie » considérées comme « une forme d’agression », de même que tout un « langage non-verbal (haussements d’épaules, de sourcils) », comme le détaille sa lettre de licenciement.
Les dirigeants de cette radio européenne ont opté pour une procédure inconsistante, perdue d’avance. Seul coût à payer : des indemnités à verser dans plus d’un an, quand les juridication des conflits du travail auront tranché, et si la structure associative existe toujours. Pas besoin d’attendre l’assouplissement du droit du travail que demande avec ardeur le Medef, l’organisation des patrons Français. On te retrouve là une situation vécue par de nombreux salariés de petites structures en asbl, à effectifs restreints et donc sans syndicats.
L’ensemble des cinq salariés a pourtant signé en janvier 2008 une lettre de protestation unanime contre « tant d’autoritarisme, d’ordres impulsifs et catégoriques, de colères, de manque de respect et de vexations. Face aux demandes répétées de réunions, de mise au point et de recherche de solutions, la directrice n’a répondu que par des gestes hostiles : attaques individuelles, contrôles tatillons du boulot de chacun, menace de virer les récalcitrants, ou refus d’adresser la parole à ceux qu’elle considère comme des obstacles. »
Pour faire exploser cette solidarité gênante, les dirigeants de la radio n’ont pas hésité. La directrice le sait :le technicien est engagé dans des actions humanitaires au Burkina Faso ; l’association qu’il préside attend une subvention. La pression a été très explicite. Pour obtenir cette aide, il devait renier ce qu’il avait écrit précédemment. Devant le chantage, il a craqué et signé une lettre expliquant que depuis le licenciement de son collègue, les problèmes ont disparu. Ce qui est faux puisque les salariés restants subissent toujours les ordres à exécuter, la tension permanente, les fiches de poste qu’on leur demande de signer dans la minute.
Entre le slogan promotionnel « La diversité européenne au creux de l’oreille » et la réalité des salariés, les relations ont rapidement été polluées par un autocratisme sans concession de la directrice et fondatrice du projet. Accueillis comme stagiaires, défrayés au minimum légal français, 360 euros par mois, les deux promotions d’étudiants étrangers chargés d’alimenter les émissions d’information en ont fait les frais. Ils se sont retrouvés contraints de mélanger actions de promotion et leurs apprentissages de l’information. Ils ont été poussés à la productivité, parfois sermonnés comme des enfants. Une étudiante allemande a même subi une humiliation publique, en se faisant crier dessus par la directrice avec interdiction de répondre ou d’argumenter. Pas très pédagogique, tout ça. Mais c’est certainement une bonne école. Il faut savoir apprendre à obéir sans sourciller. Un conseil parfaitement en phase avec les préceptes de la « droite décomplexée » comme on dit les Français après l’élection de Sarkozy. Même si les dirigeants de cette radio se revendiquent de gauche.
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Et l'Europe donne de
henri, 25/03/2008 – 10:47
Et l'Europe donne de l'argent sans sourciller à ce genre de p^rojet?