Serbie
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EL BAZI22 juli 2008 – 23:19
La capture de Karadzic
Serbie
L'Union Européenne et les États-Unis saluent la capture de Karadzic
Son arrestation après 13 ans de cavale redonne du souffle au TPI
L'UE et les Etats-Unis ont salué l'arrestation de Radovan Karadzic, les Européens restant toutefois prudents sur le déblocage d'un accord de rapprochement avec Belgrade, et la Russie a réclamé un procès "impartial" pour l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie.
L'arrestation de Karadzic, recherché depuis 13 ans par le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie, était l'une des conditions requises pour que la Serbie puisse à terme intégrer l'Europe des 27. Cette arrestation "va dans la bonne direction", a déclaré à Bruxelles le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, à son arrivée mardi à une réunion des ministres européens des Affaires étrangères destinée à évaluer l'impact de l'arrestation sur les perspectives de rapprochement entre la Serbie et l'Union. "Mais il y a encore quelques criminels en fuite", a-t-il souligné. Le TPI recherche encore Ratko Mladic, ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, et Goran Hadzic, ancien chef des Serbes de Croatie. "Nous devons parler au procureur du TPI, mais je suis presque certain qu'il dira qu'il y a pleine coopération" de la Serbie avec le tribunal, a dit M. Solana. Après l'annonce lundi soir de la capture de Karadzic par les services secrets serbes, l'UE avait rapidement exprimé sa satisfaction.
"L'Union européenne se félicite de l'arrestation de Radovan Karadzic", qui "constitue une étape importante dans la voie du rapprochement de la Serbie avec l'Union européenne", avait déclaré la présidence française de l'Union.
La capture de Karadzic montre que le nouveau gouvernement serbe veut "agir conformément à ses obligations internationales et européennes", a estimé le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt, ancien Haut Représentant en Bosnie.
Les Pays-Bas ont salué l'"immense pas en avant" accompli par Belgrade avec la capture de Karadzic, selon l'agence ANP. "Il faudra voir dans les semaines à venir les conséquences que l'UE doit en tirer quant à ses relations avec la Serbie", a indiqué le ministère des Affaires étrangères, cité par l'agence néerlandaise.
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a qualifié l'arrestation de Karadzic de "bonne nouvelle" ouvrant la voie à "un meilleur avenir pour la Serbie". La Grèce, fervent partisan d'une adhésion de la Serbie à l'UE, estime que la Serbie "peut désormais regarder l'avenir et la perspective européenne avec confiance", a déclaré la ministre grecque des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis. Les Etats-Unis ont eux aussi salué l'arrestation de Karadzic. "Il n'y a pas de plus bel hommage (à rendre) aux victimes des atrocités (d'une) guerre que d'amener leurs auteurs devant la justice", a déclaré la Maison-Blanche. Le diplomate américain Richard Holbrooke, artisan de l'accord de Dayton qui a mis un terme en 1995 à la guerre en Bosnie, a désigné Karadzic, dans une interview à la BBC, comme l'"Oussama ben Laden de l'Europe". "Un grand malfrat a été retiré de la scène publique", a-t-il ajouté. La Russie, alliée traditionnelle de la Serbie, a souhaité que Karadzic ait un procès "impartial", en accusant le TPI d'avoir souvent fait preuve de "parti pris".
"L'arrestation de l'ancien chef des Serbes de Bosnie R. Karadzic, accusé par le TPI, est une affaire strictement intérieure" de la Serbie, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères. "Nous espérons que l'enquête et le procès sur le cas de R. Karadzic revêtiront un caractère impartial", a indiqué le ministère. Et Dmitri Rogozine, représentant de la Russie auprès de l'Otan, cité par l'agence Interfax, a estimé que si Karadzic était déféré devant la justice internationale, les dirigeants occidentaux qui ont ordonné les bombardements de 1999 sur l'ex-Yougoslavie devraient eux aussi être jugés. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré que l'arrestation de Karadzic était "un moment historique pour les victimes". Le secrétaire général du Conseil de l'Europe Terry Davis a qualifié l'arrestation d'"excellente nouvelle".
A Sarajevo, où des scènes de joie ont eu lieu, les "Mères de Srebrenica", dont les époux et les fils ont péri lorsque près de 8.000 hommes et garçons musulmans ont été tués en 1995 par les forces serbes bosniaques, ont salué l'arrestation de Karadzic. "Justice a finalement été faite", a dit une responsable de cette association, Kada Hotic.
Milorad Dodik, Premier ministre de la Republika Srpska (RS), l'entité serbe de Bosnie, a déclaré mardi que "ceux qui ont soumis la RS a des années de pressions et punitions réclamant l'arrestation (de Karadzic) peuvent voir maintenant que les autorités serbes bosniaques ne pouvaient pas le faire, car tout simplement il n'était pas ici".
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Transfert à La Haye
Radovan Karadzic, arrêté lundi soir, sera transféré au Tribunal pénal international (TPI) en accord avec la procédure prévue par la loi, a déclaré mardi à Belgrade le procureur serbe pour les crimes de guerre Vladimir Vukcevic. "Le juge d'instruction a, à ma connaissance, déjà pris une décision (...) les conditions pour son transfert son réunies", en accord avec la loi sur la coopération avec le TPI, a déclaré M. Vukcevic. Selon le droit serbe, l'audition préliminaire est le premier pas dans la procédure menant à l'extradition du suspect vers le TPI. Le magistrat doit ensuite, dans un délai de trois jours, décider si l'inculpé remplit ou non les conditions pour être transféré au tribunal de La Haye. Karadzic peut, dans un délai de trois jours, déposer un recours contre cette décision. Un panel de juges du tribunal pour les crimes de guerre à Belgrade a, à son tour, trois jours pour se prononcer sur une telle requête.
L'inculpé n'a ensuite aucun nouveau recours à sa disposition et le ministère de la Justice peut alors prendre la décision de transférer ce dernier au TPI. L'arrestation d'un de ses principaux fugitifs redonne du souffle au TPI pour l'ex-Yougoslavie, censé fermer en 2010, après des années de traque acharnée de ses procureurs, selon les experts. "Cette arrestation montre que la ténacité paie", estimait mardi Ana Uzelac, qui suit les travaux du TPI pour l'ONG Impunity Watch. "C'est un message très important. Pas seulement le procureur (Serge) Brammertz, mais aussi (son prédécesseur jusqu'au 31 décembre) Carla Del Ponte y ont travaillé sans cesse", ajoutait-elle. Cela "apporte un nouveau souffle au tribunal, qui en avait bien besoin". "Il est important de juger les leaders, pas juste les moins gradés.
Ce qui compte, c'est de s'en prendre au sommet et c'est ce qui a longtemps posé problème", soulignait l'experte en justice internationale Heikelina Verrijn-Stuart. Le TPI a été souvent critiqué, notamment après la mort en mars 2006 de son principal accusé, l'ancien président yougoslave Slobodan Milosevic, avant la conclusion de ce qui était son procès phare. Il est prévu que le TPI termine ses procès en première instance en 2008 et ceux en appel en 2010
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